Sur 2 pages, vous trouverez 7 livres qui me plaisent particulièrement. Tous ont été produits par des grands noms de cet art, tous sont internationalement connus ; vous trouverez également un clin d'oeil à un ami photographe de Nice dont j'apprécie beaucoup le travail et qui m'a aidé dans bien des aspects à aimer encore plus la photographie.
Cliquez sur la couverture du livre dont vous souhaitez voir les 3 images que j'ai choisi.
Son livre "New York" est exceptionnel. L'activité de William Klein est ponctuée de réussites à contre-courant de « ce qui se fait ». Il photographie dans la rue, à bout portant, fait des tirages que l'on trouve trop contrastés, produit des clichés bougés, des cadrages instables, guette avec attention le moment propice où l'appareil agit comme un regard naturel. Il voit les choses « autrement », à l'opposé de ce que l'on attend et le dit clairement, dans un style-limite plus proche des libertés de l'art contemporain que des stéréotypes photographiques.
Un peu à part, Klein revient toujours au cœur du problème : une histoire à raconter de la manière la plus concise et la plus adéquate possible.
Cartier-Bresson est pour moi, comme pour beaucoup, un monument de la photographie. Il serait prétentieux de dire qu'il m'a influencé… Il demeure mon modèle, pour toutes les photos de la rue. "Flagrants délits" est un incontournable à redécouvrir périodiquement, une véritable démonstration du regard, une splendeur !
Le titre de son livre "Un monde sans homme" est significatif de sa pensée. Même si ses images sont parfois empreintes de vulgarité et d'un certain mauvais goût, qualificatifs qu'Helmut Newton s'est d'ailleurs toujours plu à revendiquer, leur érotisme m'a toujours beaucoup troublé. Newton présente une femme sculpturale et dominatrice qui agit indépendamment des hommes. En photographie, Helmut Newton restera longtemps un exemple.
Herb Ritts est le grand spécialiste du portrait mais les photos publiées dans son livre "Africa" me touchent au point d'en avoir fait longtemps mon livre de chevet. Il n'y a pas une des photos de ce livre que je n'aurais voulu faire. Peut-être mon attirance immodérée pour l'Afrique me rend quelque peu impartial… Mais comment être insensible devant ces visages, devant ses mains qui s'unissent.